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Campagne 2011
Le projet de construction du port en eau profonde de Kribi sort de terre.
Le président sortant Paul Biya a procédé ce matin 08 octobre 2011 à Kribi à la pose de la première pierre du chantier du port en eau profonde de Kribi. Par cette cérémonie, mêlant allegrement économie et campagne electorale, le candidat du Rdpc lance son «Cameroun des grandes réalisations».
Prix Nobel de la paix.
Le prix Nobel de la paix a été décerné à la présidente du Libéria, Ellen Johnson Sirleaf, et à deux militantes pour les droits des femmes, la Libérienne Leymah Gbowee et la Yéménite Tawakkul Karman, ce vendredi à Oslo.
Surprise: Maurice Kamto démissionne du gouvernement
DOUALA - 01 DEC. 2011
© François Bambou | La Nouvelle Expression
Le juriste de renom, qui a intégré le gouvernement de Paul Biya après sa prestation décisive dans le dossier de Bakassi, a quitté le gouvernement hier. Peu avant le remaniement attendu.
Tard hier soir, peu de personnes encore, à Yaoundé, pouvaient confirmer
ou infirmer la nouvelle de la démission de Maurice Kamto du
gouvernement. Pourtant, dès le soir du 30 novembre, la signature de cet
homme de droit bien connu apparaissait au bas d’un communiqué de trois
paragraphes bien sentis, denses, mais graves : « J’ai l’honneur de
porter à la connaissance du peuple camerounais ma décision de me retirer
de mes fonctions de ministre délégué auprès du ministre de la justice, à
compter de ce jour, 30 novembre 2011 ». Qu’est-ce qui a bien pu motiver
l’homme qui a sauvé Bakassi à en arriver à cette décision quasi
inutile, du moment que les jours du gouvernement étaient comptés depuis
la tenue de l’élection présidentielle ? Difficile de le savoir, d’autant
que même ses supérieurs, dans la nuit d’hier, étaient soit surpris,
voire carrément incrédules à l’annonce de la décision assez peu commune,
il est vrai, du juriste dont la compétence force le respect à travers
le continent.
A son patron direct, Amadou Ali, qui ne l’aurait appris que très
tard le soir, auprès de tiers, il aurait avoué avoir fait un communiqué,
sans en dire davantage. Son communiqué n’en dira d’ailleurs pas
davantage sur les mobiles de cette décision peu coutumière sous le règne
du tout puissant Paul Biya. Tout au plus, le juriste se contente-t-il
de suggérer ce qu’il ne faut pas croire : « Cette décision n’est pas -
et ne saurait en aucune manière être interprétée comme - une remise en
cause de l’issue de l’élection présidentielle », à laquelle,
précise-t-il, il n’était pas candidat.
Hier encore, certains de ses collègues du gouvernement ne cachaient
pas leur surprise, voire leur étonnement. « Nous étions au conseil de
cabinet [du gouvernement, Ndlr], et il ne semblait pas différent. Je
suis donc assez surpris de ce que vous me posez comme question au sujet
de sa démission », réagit l’un d’eux.
Les prochains jours révéleront certainement quels sont les plans de
l’ancien supporter de John Fru Ndi (présidentielle de 1992) passé sans
coup férir dans le giron de Paul Biya, dont il est le ministre délégué
auprès du ministre de la Justice depuis 2004. Lui-même annonce qu’il
n’est pas parti pour la retraite : « J’entends continuer, autrement, à
apporter ma modeste contribution à l’œuvre exigeante, mais combien
exaltante, d’édification de l’avenir de notre très cher et beau pays, le
Cameroun, dans la paix et l’attachement aux valeurs et principes
républicains ».
Autant dire qu’on n’a pas fini d’entendre parler de ce professeur
agrégé de droit public des facultés françaises de 57 ans dans les
affaires politiques du pays. En attendant, il continuera de s’occuper à
l’écriture d’ouvrages de droit public, surtout de droit international
dont il préside par ailleurs la commission spécialisée aux Nations
unies.
Meurtre de Bandjoun: La défunte était détentrice d’un mandat du SDF
DOUALA - 12 OCT. 2011 © Blaise Nzupiap Nwafo | La Nouvelle Expression



